samedi 24 juillet 2010
MAISON HERBERT YUILE
3655, rue Redpath
Cette maison fut construite en 1911-12, semble-t-il pour Herbert Yuile. En 1929, un troisième étage fut ajouté. Herbert Yuile fut un manufacturier de machines à coudre et de machines à écrire de 1918 à 1929. Il s’impliqua également à l’églikse Erskin Presbutarian Church devenant président du Conseil d’administration en 1924-25.
Le deuxième propriétaire, Leo H. Timmins, fut président de la Noranda Mines. Il fut également président de la Chromium Mining and Smelting Corporation Ltd et de la Hollinger Gold Mine in Timmins, Ontario. Il fut inventeur d’un procédé de récupération de métaux volatiles d’oxides.
Un investisseur occupa ensuite la maison, F. Levasseur. Puis arriva Eric Refort, président de Robert Reford Company, une société qui s’impliquait dans diverses activités maritimes. Homme très cultivé, il fut conseillé à la ville. À son décès, en 1983, la maison fut vendue et à la fin des années 1980, elle fut transformée en copropriétés
vendredi 16 juillet 2010
LE COLLÈGE BRÉBEUF- Montréal
3200, chemin de la Côte-Sainte-Catherine
Bien que le terrain ait été acheté en 1909, le Collège Brébeuf n’y fut construit qu’en 1926-27. Cinq cent quatre-vingts élèves y sont accueillis en 1928. Il s’agrandira peu à peu pour l’enseignement de la philosophie et un auditorium suivra ainsi qu’une bibliothèque, un gymnase, des studios d’art sans oublier des chambres pour les pensionnaires et un aréna.
C’est d’abord le cours classique qui y est enseigné et ce jusqu’en 1972 alors que l’enseignement secondaire prend la relève ainsi que deux années d’enseignement collégial avec l’obtention d’un diplôme DEC. Les garçons étaient seuls à fréquenter l’établissement jusqu’en 1968. Les filles y firent alors leur entrée à partir des classes de Belles-Lettres et l’année suivante elles purent intégrer les classes de 5e secondaire. En 1982, le collège offrit à ses élèves le Baccalauréat international, un programme se terminant par l’obtention d’un diplôme reconnu dans le monde entier par les universités les plus prestigieuses. Il faut également souligner que le Collège est l’un des derniers établissements à offrir l’enseignement du latin.
Les Jésuites y furent les enseignants attitrés jusqu’en 1986 et le directeur un membre de la communauté jusqu’en 1991 alors qu’un laïque prit la relève.
Des personnalités importantes dans tous les domaines ont fréquenté cette maison d’enseignement. On peut souligner entre autres Pierre Élliott Trudeau, Robert Bourassa et Michel Chartrand en politique. Certains sont devenus célèbres en arts et spectacles tels Gregory Charles, Michel Côté et Julie Snyder. Jean Coutu et Hubert Reeves ont aussi fréquenté l’établissement.
Le très critiqué palmarès des écoles secondaires publié chaque année par L’Actualité classe régulièrement le Collège Brébeuf parmi les tous premiers sinon le premier.
samedi 10 juillet 2010
HÔPITAL ROYAL VICTORIA - Montréal
687, Avenue des Pins Ouest
Construite dans le style de la Royal Infirmery d’Edimbourg et du Château Fyvie, l’Hôpital Royal Victoria, dont le nom voulait commémorer le jubilé de la reine Victoria en 1887, ouvrit ses portes en 1894. Donald Alexander Smith et George Stephen, cousins, offrirent chacun la somme de cinq cent mille dollars à la Ville de Montréal pour la construction de l’hôpital. La Ville, de son côté, devait céder dix âcres de terrain sur le Mont Royal. De style château écossais, l’institution avait pour mission d’accueillir et soigner toute personne malade sans discrimination quant à la race ou la langue. À l’époque, c’était l’hôpital le plus moderne.
Des agrandissements, toujours dans le même style architectural, eurent tôt fait de permettre à l’institution d’accueillir de plus en plus de malades sans compter l’ajout de différents départements et facultés au fil des ans, sans oublier la recherche au plan médical.
L’histoire de l’institution a été marquée de divers événements. Ainsi un incendie s’est produit en 1905. Quinze ans plus tard, l’Université McGill, par le biais de sa faculté de médecine, ouvrit un centre de recherche. Un grand chercheur en la personne du Dr. Wilder Penfield y fonda un Institut de neurologie qui joua un grand rôle dans le traitement de l’épilepsie ainsi que l’analyse du fonctionnement du cerveau.
Donald Alexander Smith, connu sous le titre de Lord Strathcona and Mount Royal, a d’abord joué un rôle important dans la Compagnie de la Baie d’Hudson (HBC). Lui et son cousin George Stephen ont aussi œuvré dans la création du Canadien Pacifique. Leur immense fortune leur a permis à chacun de s’impliquer dans diverses œuvres caritatives dans la ville.
dimanche 4 juillet 2010
MONT SAINT-LOUIS - Montréal
244, rue Sherbrooke Est
Ce sont les Sulpiciens qui ont fait venir de France les Frères des Écoles chrétiennes pour enseigner aux garçons du primaire. Ils s’installèrent à Montréal en 1837. Les vocations étant nombreuses, ils ouvrirent bientôt de nombreux établissements scolaires dans la province.
Édifice monumental de cinq étages, le Mont Saint-Louis ouvrit ses portes en 1888 pour offrir aux jeunes garçons un enseignement supérieur, soit les cours scientifique et commercial dans les deux langues, français et anglais. Il fut agrandi en 1904-1905 et de nouveau de 1906 à 1908. Après 81 ans d’enseignement, le collège a fermé ses portes en 1969, au moment de la grande réforme scolaire.
De 1970 à 1989, le CEGEP du Vieux-Montréal fut propriétaire de l’édifice. Puis en 1974, deux ailes furent complètement détruites et on parla de démolition totale du bâtiment. Une aile du Collège, la maison Saint-Joseph fut déclarée monument historique en mai 1979 puis le tout fut vendu à la Ville de Montréal qui le transforma en condominiums.
Étant près du Monastère du Bon-Pasteur, le Mont-Saint-Louis participe à sa protection patrimoniale pour les générations futures.
Des personnages qui ont marqué la province ont fait leurs études en ce Collège. Il faut noter entre autres le poète Émile Nelligan, le maire de Montréal Gérald Tremblay, Mgr. Rodrigue Villeneuve, l’astronaute Julie Payette, le comédien Gilles Duceppe sans oublier le chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin.
C’est dans la chapelle du Collège que les funérailles du frère Marie-Victorin ont été célébrées par Mgr. Charbonneau. Ce dernier est décédé le 15 juillet 1944 à la suite d’un accident en automobile au retour d’une excursion à Black Lake pour trouver une espèce de fougère rare.
samedi 19 juin 2010
MAISON HUGH ALLAN
1025, Avenue des Pins ouest
Construite entre 1861 et 1864, cette demeure princière portait le nom de Ravenscrag (nid de corbeau) nom d’un château écossais et qui sonnait bien à l’oreille de son propriétaire. Avec ses soixante-dix pièces, elle était la plus grande maison du Mille carré doré. Construite dans le style d’une villa toscane, elle fut érigée sur le flanc de la montagne de manière à ce que Sir Allan, alors l’homme le plus riche du pays, puisse surveiller le va-et-vient de sa flotte de paquebots dans le port de Montréal, l’Allan Royal Mail Line.
Cette richissime demeure a subit des transformations qui ont complètement détruit l’intérieur en 1943. Pour faire de l’endroit une institution psychiatrique relevant de l’Hôpital Royal Victoria, la salle de bal de style Second Empire a perdu toute sa décoration et il en a été ainsi dans presque chaque pièce. Même l’extérieur a été modifié. On a supprimé la balustrade qui couronnait la tour ainsi que plusieurs galeries de bois. Plusieurs bâtiments faisaient aussi partie du domaine, écuries, serre, pavillon d’entrée. Un mur d’enceinte essaie encore de tenir debout, malgré quelques sections écroulées.
Hugh Allan est arrivé à Montréal à l’âge de 16 ans. Peu à peu, il a gravi divers échelons pour devenir le propriétaire d’une des plus importantes compagnies de navigation en Amérique. Après son décès, son fils hérita de l’édifice. La maison fut agrandie, la décoration refaite et 19 domestiques furent engagés. Les pur-sang se firent plus nombreux dans l’écurie.
C’est en 1940 que le domaine fut donné à l’Hôpital Royal Victoria par la veuve de Sir Montagu, Marguerite. Un changement de nom en 1943 fut fait et l’édifice s’appela alors Institut Allan Memorial. C’est alors que des transformations majeures détruisirent tout ce qui était faste à l’intérieur pour permettre l’installation de l’institut psychiatrique et de recherche de l’Hôpital Royal Victoria.
vendredi 11 juin 2010
MAISON MORTIMER BARNET DAVIS
1020, Avenue des Pins ouest
Construite en 1906, la maison de Mortimer Barnet Davis est de style néo-classique. Son propriétaire a été président de la Imperial Tobacco Company of Canada. Sa fabrique de la rue Saint-Antoine employait trois mille ouvriers et était considérée comme l’une des plus grandes entreprises commerciales du pays. Juif très actif auprès des siens, Mortimer Barnet Davis était montréalais d’origine. Généreux, il a fait de nombreuses donations à des institutions de Montréal. Prévoyant, Mortimer avait écrit dans son testament qu’en cas d’un manque d’héritiers, les trois quart de sa fortune devait être donnés à un hôpital de Montréal. Cela se produisit en 1978. L’Hôpital général Juif de Montréal reçu alors un legs de dix millions de dollars, ce qui amena un changement dans le nom de l’hôpital qui devint alors le Sir Mortimer B. Davis Jewish General Hospital.
En plus de l’industrie du tabac, ce grand financier fut actif également dans le secteur de l’alcool. Il fut président de la H.Corby Distillery Company Limited, organisa la Canadian industrial Alcohol Company Limited. Les mines aussi attirèrent son attention, s’impliquant dans la direction de plusieurs compagnies.
Même la Banque Union du Canada ainsi que la Banque royale du Canada le virent sur leur conseil d’administration. Énergique et infatigable, il œuvra dans de nombreux autres domaines en tant qu’administrateur. Il fut l’un des plus grands philanthropes de la communauté juive canadienne. En effet, non seulement son implication fut très grande auprès des Juifs montréalais, de la province et du Canada, mais aussi en France et en Grande-Bretagne. C’est en reconnaissance de son dévouement auprès de la communauté juive que le roi George V le fit chevalier en 1916. C’est ainsi qu’il devin Sir Mortimer Davis.
En 1935, la maison passa aux mains d’Arthur B. Purvis. Des transformations furent alors entreprises, des plafonds très ornés disparurent de même qu’un foyer de style Renaissance. A.B. Purvis était président de la Canadian Industries, Limited (CIL). Lors de la Deuxième Guerre mondiale, il périt au combat en 1941.
John W. McConnel, profondément impliqué dans la communauté montréalaise, offrit la maison à l’Université McGill. On rebaptisa la demeure Pavillon Purvis, pour sauvegarder la mémoire du héros militaire. L’École de commerce puis les Presses universitaires de McGill et l’Institut arctique occupèrent les lieux. C’est aujourd’hui le département d’épidémiologie et de bio statistique qui occupe la maison.
J.W. McConnel a été vendeur de la Standard Chemical Company de Toronto, puis envoyé à Montréal pour y ouvrir un bureau. La vente d’assurance, l’investissement dans les ressources naturelles, la Montreal Street Railway et la Canadian Light and Power Company firent aussi partie de ses activités commerciales. Il fut aussi actif dans la St.Lawrence Sugar company sans oublier le Montréal Star dont il fut éditeur et propriétaire. Très engagé dans la communauté montréalaise que ce soit en santé, en éducation et en culture, le Musée des beaux-arts de Montréal et le Musée McCord lui sont aussi redevable de sa générosité.
vendredi 4 juin 2010
MAISON HAMILTON - Mille carré doré
1132, Avenue des Pins ouest
Construite en 1903 pour un courtier, elle a été érigée dans le style Art déco. Elle est aujourd’hui la propriété de l’Université McGill et a été rénovée en 1989.
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